Archive for the 'Je me défoule' Category

Il y a le feu, mais il dort

Il y a le feu dans ma tête, c’est la sirène. Mais il dort.

Wouiyou Wouiyou Wouiyou

Je capote, j’ai le stress dans la calotte. Mais il dort.

Bip Bip Bip Bip Bip Bip

Vite vite, faut que quelqu’un me sauve du brasier. Mais il dort.

Encore.

Économie télévisante

Vous vous souvenez sûrement de nos belles télévisions 13 pouces, puis des 15 pouces, des 17 pouces ou encore des “grosses” 21 pouces. Vous vous souvenez aussi probablement d’avoir été tout fier de voir la 27 pouces arriver dans votre salon pour remplacer la 13 pouces, reine du “living room” depuis l’éternité. Moi, je m’en souviens car c’est la première télévision que j’ai achetée, pour 900$. Une belle 27 pouces bombée, impossible à déplacer par moi-même car elle pèse une tonne mais, c’était la plus grosse de tout le voisinage! J’aurais pu acheter la 21 pouces pour la moitié du prix, mais j’avais enfin les moyens de me payer la grosse, la nouveauté et la plus belle, grise argenté par dessus le marché! J’ai payé avec ma carte Interac, cash, tout d’un coup et j’ai réussi à emporter ma télé le jour même, sans boîte, serrée sur la banquette arrière de la voiture de mes parents. C’était il y a 6 ans. Ma télévision fonctionne aujourd’hui encore parfaitement bien.

Il y a 2 ans, j’ai offert à mes parents une télévision 32 pouces à écran plat. C’était encore les gros modèles cathodiques pesants mais du moins, l’écran était plat. J’ai réussi à négocier la télévision pour ce que je considérais un prix ridicule, environ 350$. J’étais fière de moi mais pourtant, je ne comprenais pas vraiment comment j’avais pu négocier un prix de 875$ à 350$ ! J’ai de nouveau payé cash, et, cette fois, j’ai fait livrer l’immense télévision!

3 mois après cet achat, je suis entrée dans un magasin d’électronique pour me rendre compte que toutes les télévisions maintenant offertes étaient au plasma ou autre mais plus rien de nos “vieilles” télévisions pesantes. J’ai compris pourquoi j’avais eu un si bon prix, et j’en était d’autant plus fière parce que je me serais vraiment fait avoir de payer 875$ alors qu’ils vidaient leur inventaire!

Très récemment, je suis allée magasiner des télévisions avec un copine et j’ai saisi l’ampleur du problème économique qui nous affecte tout autant que les américains.

Marmotte enfermée loin de la technologie ou non, on a tous fini par entendre parler de l’économie américaine qui se casse le nez ces derniers temps. Certains d’entre nous se croient à l’abri de ces subresaults mais beaucoup se posent des questions sans vraiment trop comprendre ce qui a provoqué toute cette débandade.

Quand je vois les télévisions dans le magasin et que la moins chère est plus de 1000$, je repense au temps où on avait le choix de dépenser moins et partir avec une 17 pouces sans pour autant ruiner son budget. Vous ne me ferez pas croire que l’inflation des dernières années fait que nous avons, aujourd’hui, un salaire suffisant pour s’offrir une télévision “bas de gamme” à 1000$. Le problème de consommation, il est là et, bien sûr, partout ailleur. Comme personne (ou presque) ne peut se l’offrir, le crédit devient la solution idéale pour tous. Alors imaginez-vous faire un crédit à tout le monde. Qui paye les factures à la fin? Ceux qui ont toujours payé leurs factures avant.. et maintenant ils payeront en plus celles de ceux qui ont décidé de ne plus payer pour s’offrir une télévision qu’ils ne peuvent même pas se permettre de regarder.

C’est ça notre économie, c’est lié à notre besoin incessant de consommation. Nous ne sommes pas à l’abri, nous avons juste la chance d’être un peu en retard sur nos voisins. Mais dans nos têtes, on rêve de la grosse maison ou de la BMW. On pense à la télévision 72 000 pouces et à l’ordi super-puissant qui vont remplacer ceux qu’on a acheté l’an dernier et, le pire, on trouve ça normal!

Noirceur

Loin, devant nos yeux, il y avait un château d’or au milieu des montagnes d’un vert émeraude qui s’étendaient à perte de vue. Le soleil au milieu de l’azur bleu nous rendait aveugles. Nous avons marché entourés de cette luminosité incandessante sur la route tortueuse en gardant les yeux fixés à l’horizon. Notre objectif étant évidemment toute cette richesse et ce bonheur qui nous attendaientt au bout de ce court mais essoufflant périple amoureux. Au tournant d’un passage particulièrement épineux, une éclipse soudaine a obscurcit le soleil jusqu’à la noirceur totale. Nos mains se sont lâchées et nous ne retrouvions plus le son de nos voix dans cette épaisse noirceur.
Il fait encore noir et je ne te retrouve plus.

Pollution

Je voudrais fermer les yeux pour ne pas les rouvrir. Ce monde en mouvement énervant me fatigue à en avoir envie de dormir constamment. Toute cette pollution visuelle et auditive m’étouffe et me fait faire des crises. C’est comme un smog permanent, sale et humide qui tourne autour de ma tête dans une danse infinie. Je ne vois que ça et je n’entends que le grondement agressant de tous ces humains qui vivent. J’ai beau essayer chasser ce nuage du revers de la main comme s’il s’agissait de vulgaires moustiques, rien n’y fait, cet anneau de misère est devenu mon aura. Une aura grise et asphyxiante qui embrume même mes pensées et tue à petit feu mon envie de survivre. Read more »

Marde d’avril

Cette prise de conscience douloureuse me rappelle que l’échec arrive toujours sur tous les plans de ta vie au même moment. Est-ce pour te remettre en mémoire à quel point une situation « loser » n’est que le reflet de ta propre personnalité de « loser »? Le gros « L » étampé dans le front, je le sens et ça doit expliquer en partie pourquoi je ne me regarde même pas dans le miroir les 12 fois par jour où je vais me laver les mains à la salle de bain. Je ne veux pas le voir me narguer en grosses lettres fluos qui flashent comme des néons sur Time Square par une belle nuit ennuagée. Je le sais qu’il est là et c’est bien assez.

Quand tu te dis que tu pousses trop loin, que tu le sais mais que tu continues pareille, c’est que tu as inconsciemment envie de te faire claquer la porte en pleine face. Encore une fois, comme une masochiste, tu tends la joue pour recevoir la claque qui te démoli l’estime pour les cent prochaines années.

Y’a l’autre qui prépare ton évaluation et tu sais que cette année tu vas y goûter en sale parce que tu n’es pas à la hauteur. Le problème c’est que tu le sais, pis que tu sais aussi que tu n’as pas envie de rien faire de plus pour améliorer ton sort parce que tu en as marre de lécher le derrière des vaches et de manger les miettes que te laissent le grand Poucet.

Et celui qui te répond plus parce que tu as été trop familière trop vite alors il a eu peur et a mangé ses bobettes en courant le plus loin possible. C’était bien trop fluide pour être solide, ça m’a arrosé comme les annonces de la gomme « Splash ». L’ennui c’est que j’étais habillée avec ma soute d’hiver et que la vague glacée m’a laissée de marbre. Quand j’ai perdu l’équilibre, par surplus de poids, je me suis fracassée en mille morceaux. Vaguement intéressant.

Ah et y’a la liste aussi, et elle est pas aussi joyeuse que celle des cadeaux de Noël. La putain de liste qui s’allonge à chaque minute qui passe. Tellement, que j’en ai presque perdu de vue le premier item sur la la god damned liste. C’est quoi déjà? Ah oui, essayer de pas vomir d’écoeurement et de stress trop souvent. Wahou!

Y’a un mois j’étais dans la marde jusqu’au cou et y’a 1 semaine j’ai appris que je devais en avaler 2-3 bouchées. Ben non, personne est mort vous me direz et le pire, c’est que vous avez raison. Mais je suis encore dans ma marde, pis le soleil ben, il réchauffe tout ça pour en faire une belle bouillie.

Si au moins ça sentait le paradis…

Mots

Brutalisée par des mots, elle tombe à genoux le cœur en peine. Percée par une lance empoisonnée, la plaie béante abonde d’un sang noir terni de haine. Ses mains fébriles ne peuvent refermer les pans déchirés de sa carcasse fantomatique et elle regarde impuissante la vie qui coule à flot le long de ses vêtements déjà souillés. Au fond de sa gorge s’étouffe encore les cris de sa revanche. Ces vilenies ne verront jamais le jour, car, bien avant, les mots de l’autre l’auront tuée.

Folie passagère

Les secondes sont devenues des minutes, ces mêmes minutes ont fait des heures et les heures ont rempli des journées. Les journées se sont succédées jusqu’à combler une semaine complète. L’alarme ne sonne plus depuis trois jours mais je me réveille en sursaut encore quelques fois. Dehors la neige tombe froidement sur mon visage et je souris. De désespoir.

Insulte

Protège mon coeur de ta présence désormais abrasive
Car la peur et les papillons s’ébatent dans mon ventre
La pluie salée ruisselle à grands torrents dans mes veines
Tes yeux sur moi abattent mille et une voix
Et le froid de tes insultes glisse sans s’accrocher

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