Mono-moi

J’ouvre les yeux et c’est déjà trop, le mal de coeur m’envahit. La pièce tourne et j’ai même pas encore levé le petit doigt qui lui-même est collé sur les draps, humide de sueur. Un autre jour de fainéantise m’attend. Pas par choix mais parce que l’idée d’aller aux toilettes me semble la plus complexe tâche de la matinée. Je vais mettre le bouchon encore quelques minutes le temps que la planète arrête de tourner autour de moi. Bon, je pense que je peux essayer de m’assoeir. Ouf, j’ai réussi sans dégobiller le vide de mon estomac. Je tourne la tête lentement vers le cadran qui affiche un maigre 5h du matin et je me dis que même les jours de travail j’arrive pas à me lever si tôt. La journée sera interminable. Je suis épuisée juste à me réveiller mais je ne m’endors plus. Dans une lente motion, je vais faire les 14 pas qui me séparent de ma salle de bain. Une chance que c’est la pièce à côté de ma chambre. Je transpire comme un cochon en chemin, putain qu’il fait chaud dans cet appartement. Après avoir vidé les 4 litres d’eau de ma vessie, je refais le trajet inverse pour retourner à mon lit moîte. En arrivant dans l’embrassure de la porte, je remarque que mon chum dort avec la couette jusqu’au menton. La sueur me ruisselant entre les orteilles, je regarde le thermomètre de la chambre. Il fait 18°C.

C’était il y a deux semaines. Aujourd’hui, il fait 22°C et je transpire entre les doigts. J’imagine que ça passera d’ici quelques années.

1 Comment so far

  1. Catherine on juin 30th, 2008

    J’espère que tu t’hydrates quand tu perds autant d’eau!
    Prends soin de toi cocotte, j’espère que tu vas être en forme pour notre souper…

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