Et si c’était vrai ?

Dans tes yeux de terre, ce matin, la rivière a déversé son torrent.

Je me suis accrochée aux branches qui lacéraient mon visage pour ne pas me laisser entraîner par ton courant.

J’ai trouvé une force en moi qui n’a pas d’égal mais qui, je sais, me dévastera quand je reprendrai conscience de l’autre côté de ta berge.

Rame, la chute est loin et peut-être même que ta rivière rattrapera l’océan pour contourner les rapides.

Je t’attendrai sur mon île, celle que je n’ai jamais quittée. J’en suis déjà fébrile.

Pars, demain, c’est moi qui te déserte.

No Comment

No comments yet

Leave a reply