Le voyou
Sa voix s’adonne à une mélancolie acérée
Car ses aboîts acides naissent d’une âme esseulée
Crachant une haine qu’il s’octroit en peinture
Cet art de se dissimuler n’est que frêle parure
Au coeur de pierre révélé dans cent élans
Frémit un bout de chair chaud et palpitant
Un courant d’air froid azuré le glace
Et dans sa cage, il reste trop de place
Les ailes qu’on coupe quand l’enfant devient grand
Il les cache sous sa peau hérissée, jalousement
Il s’est élancé loin du nid de ses frères en les narguant
Mais retrouvons-lui sa poupée, son lien avec le temps
Il habite là bas, rue de l’Île, ville de l’Océan.
Eh ben, je suis pas un grand fan de poésie mais je dois avouer que c’est particulièrement bon. En tout cas, je m’y reconnais…
Je ne sais pas qui est le voyou, mais voilà qu’un bel hommage lui est rendu. Beau travail
C’est un vrai chef-d’œuvre, ce poème, ma chère!