Mots

Brutalisée par des mots, elle tombe à genoux le cœur en peine. Percée par une lance empoisonnée, la plaie béante abonde d’un sang noir terni de haine. Ses mains fébriles ne peuvent refermer les pans déchirés de sa carcasse fantomatique et elle regarde impuissante la vie qui coule à flot le long de ses vêtements déjà souillés. Au fond de sa gorge s’étouffe encore les cris de sa revanche. Ces vilenies ne verront jamais le jour, car, bien avant, les mots de l’autre l’auront tuée.

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