Faint
Mon coeur se met a battre ironiquement et le rouge envahi mes joues. La chaleur qui m’embrase m’étourdi à un tel point que je dois aggriper le cadre de porte de mes mains moîtes pour ne pas tomber comme une poupée de chiffon. Je ferme les yeux, saoulée d’étourdissements, et je pose mon front fiévreux sur la porte métallique et froide en espérant un quelconque rafraichissement qui me redonnerait mon applomb. Mes yeux laissent couler des larmes qui s’échappent contre mon gré. Des rivières pesantes, remplies d’attentes inassouvies, de peines hémophiles, d’amours distants, d’idôlatrie incomprise et de paroles amères. Si ces marées pouvaient soulager l’aigreur qui m’habite ou faire fondre la glace de ma carapace, peut-être quitterai-je ce monde brumeux qui affaiblit ma raison de foncer.
Le tourment passager passé, je décolle le front de la porte qui a accueilli ma rancoeur. Comme une bonne amie, elle dissipe ma torpeur et reprend son attitude neutre et fraîche. Je déglutis en fronçant les sourcils parce que je ne réussi pas à ravaler encore une fois l’horrible sensation de n’avoir pas de solution. La rivière regagne son lit au plus profond de la vallée en attendant la prochaine tempête d’émotions. Est-ce que la goutte synonyme de catastrophe se trouve au prochain tournant? Je vais ouvrir les yeux en regardant droit devant et je vais frayer mon chemin sans me laisser atteindre par les monstres qui se tapissent à mes pieds. Surtout, ne pas ralentir.
Mais je m’essouffle encore et on dirait que ces moments où je dois m’arrêter pour respirer s’espacent de moins en moins. Je deviens asthmatique de mes aberrations étouffantes. Où est ma métallique amie qui saura apaiser mes craintes? Je ne la rejoindrai pas à temps car je sens déjà mes genoux faiblir et se dérober sous mon corps pesant. Je la vois là bas mais il est trop tard car la passion qui m’a animée toute ma vie a empoisonné mon sang et ce sang fébrile a fait exploser mon coeur. Coeur qui cherchait encore la signification absurde du bonheur.