Archive for novembre, 2007

Temps

J’ai senti son parfum comme une ivresse qui t’envahi et qui t’enchaîne à un souvenir précis. Les effluves absentes semblent encore parfois chatouiller mon nez et quand je ferme les yeux pour les respirer à nouveau, je me rends bien compte que son odeur n’était qu’une illusion projetée par mon trop grand désir. Quand chaque heure est une torture, chaque minute est une horreur. Le temps est l’ennemi de l’impulsivité, le temps est la peur de la routine. Tuer le temps qui me tue déjà est une aberration incalculable. Ah l’odeur est revenue. Ah, ce n’était encore qu’une illusion.

Ouch

J’ai 3 gros bleus sur les genoux. Ça saigne et c’est de ta faute si j’ai mal. J’ai tous les muscles qui crient et je n’arrive plus à grimper dans mon lit sans grimacer de douleur. Quand je te revois le matin sur le trottoir, mes mains deviennent moites à nouveau et mon corps se crispe. Tu es sournoise et tu te caches pour ne pas que je te vois, mais tu es là, et tu me rends nerveuse. Aujourd’hui il fait chaud, tu es disparue mais l’eau innonde la rue et, comme demain il fera froid, tu reviendras. Je hais la glace !

Folie passagère

Les secondes sont devenues des minutes, ces mêmes minutes ont fait des heures et les heures ont rempli des journées. Les journées se sont succédées jusqu’à combler une semaine complète. L’alarme ne sonne plus depuis trois jours mais je me réveille en sursaut encore quelques fois. Dehors la neige tombe froidement sur mon visage et je souris. De désespoir.

Attente

Cette période d’ultime attente
J’hais ça, je suis impatiente
Ces moments perdus parce qu’il le faut
Patienter interminablement, les yeux dans l’eau

Un silence comme sur le front de guerre
Un drapeau blanc sur mon coeur déjà fier
Un papillon ou deux longtemps emprisonnés
Tout entreprendre sauf les laisser aller

Contre vent et marées, je me bats
Mais dans le fond, ce n’est que contre moi
Un verre d’eau fraîche ne suffit plus
J’ai faim aux creux de mon esprit confus

Pluie

Dehors, la pluie tombe drue et froide. Les feuilles forment des tas qui n’en finissent plus de finir et glissent sur l’eau des rigoles qui coule vers l’égout au coin de la rue déserte. Le lampadaire éclaire les gouttes d’eau qui pleuvent en une ligne verticale parfaite comme si un seau d’eau était versé d’en haut à travers une passoire géante.  Le ciel d’un gris orangé ressemble à ces nuages d’hiver chargés de neige qui menacent à tout moment de nous recouvrir d’un tapis blanc. Les arbres à moitié effeuillés me regardent d’un air triste en sachant le sort que le froid incessant des derniers jours leur réserve. Les dernières feuilles pendent bravement en attendant que le vent glacial les détrône de leur mère patrie. Elles sont accrochées de leur ultime souffle et brillent de leurs couleurs automnales mais le lien qui les unit sera très bientôt rompu.  Dehors, la pluie tombe drue et froide mais il ne neige toujours pas.

Jaune

Tu me regardes dans les yeux, tu m’éblouis et tu me nargues de te regarder alors que tu sais que je ne le peux pas. Tu veux me rendre aveugle mais je ne baisserai pas ma garde. Tu peux me faire sentir la chaleur de ton regard autant que tu veux, je ne céderai pas à tes avances meurtrières et je vais continuer à regarder ailleurs. Tu fais couler des larmes de mes yeux quand tu me regardes trop longtemps, trop intensément. Dès que tu te seras caché dans mon horizon, peut-être risquerai-je un oeil vers ce qu’il restera de toi mais pas avant que tu te sois éclipsé et que tu m’aies tourné le dos. Tu peux bien me jeter des éclairs blancs et nacrés mais c’est ton aura rose que j’aime, celle que tu laisses quand tu me quittes. Soleil, va te coucher, je ne peux pas te regarder.

Nothing important happened today - part 2

As far as science can go, there is no certainties about the futur. As a long walk in a cold november evening refreshes ideas, there were no feelings discussed of. As endlessly as weeks may be, there is only one lovely moment to wait for each time. As lonely is my too big bed right now, there is still hope and sweat dreams in my sleepy head. Good night !

Doute

Doute ardent m’aimes-tu? Toi qui sais me rendre si incandessante et chaleureuse à l’idée, doute, tu me fais douter. Chacun des mots qui s’égarent s’inscrivent dans ma tête comme si un sens caché n’arrivait pas à s’en extirper. Doute, tu me fais rager. Le rose de mes joues et le rire pantois appuient sur mes dires des notes de désarroi. Doute, je te redoute. Le froid n’attise pas ma chaleur et il amenuise ma lenteur, doute quitte-moi que je vois enfin la clarté du matin.

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