Archive for octobre, 2007

Intuition féminine

Éloges d’un jour qui viendra, souvenirs amères qui ne se réaliseront pas. Espérer mène le monde, ça c’est vrai mais tous espoirs confondus, quand ils fondent, il fait froid. Pourquoi je souris quand même? Est-ce que je le savais depuis trop longtemps? Oui, mais j’espérais! Comme une folle, comme une tarte, comme une dinde! Appelez ça comme vous voulez mais moi je dis que c’est de l’intuition féminine et mon intuition féminine, elle me l’a dit, elle me l’a crié, y’a longtemps déjà.

 Bref, still no closure! Not yet! But hey, I knew it ! :)

Non

Il avait un charmant grand sourire
Et d’entrée de jeu, il m’a tant fait rire
Tout de suite je me suis affolée
Et fidèle à moi même, j’ai commencé à rêver

Il a envahi mes espoirs les plus fous
Son sourire a fini par me suivre partout
J’ai multiplié les folies pour le croiser
Sans pourtant lui démontrer mon coeur échauffé

Jamais j’oserai lui prétendre mon amour
Car ce qu’il en est n’en est point en retour
Ma vie s’époumonne de passions innassouvies
Et celle-ci n’est n’est qu’une de plus, cher ami

La honte de devoir m’annoncer au grand jour
Réfrène mon envie de princesse dans sa tour
Je garde en moi les sentiments envers ces inconnus
Car je me bats encore contre ma peur du refus

Retour

Y’a trop de doutes bien à l’étroit
Y’a trop d’espoir bien malgré moi
J’voudrais comprendre tout cet émoi
Mais je sais bien trop que ce n’est que toi

Tu chavires mes ombres et ma lumière
Tu enivres mon coeur qui désespère
J’sais plus comment passer à travers
Tu me fais la vie dure, maudite misère

J’te reverrai, l’air atterré
Le visage rougit, les mains crispées
J’te dirai rien, bien trop genée
Le dos tourné, je regretterai

Demain viendra plus vite qu’aujourd’hui
Pour une dernière fois, sans envie
Devant toi j’affronterai ma nostalgie
Car nos chemins sont à jamais deux différentes vies

Van Pie Heur

I looked over your shoulder to see the color of our sky but you hold my head down so I could only see the earth under you feet. You pretended to save my eyes from the burning sun but you only wanted me to see the darkness of all this. I’ll forever hate you for missing my last sunset since sunrise will be now killing me. I’ll have years to hate you for taking me in my youth and confining me to an eternal juvenile look. My fear of the night has now become my greatest ally and I’ll make suffer all those who are afraid of it. Oh you were selfish on that night, today I realize it, but I promise to never forgive you and hunt you down until you give yourself up to the burning sun, tired of my stupid vengeance.

Je suis

Je suis lucide. Je suis luciole. Je suis solide. Je suis seule. Je suis laissée. Je suis lasse. Je suis sereine. Je suis reine. Je suis naine. Je suis négligée. Je suis liguée. Je suis guérie. Je suis rieuse. Je suis aussi. Je suis silencieuse. Je suis scindée. Je suis désertée. Je suis sertie. Je suis tyranne. Je suis tarée. Je suis résignée. Je suis gaie. Je suis dégagée. Je suis gémaux. Je suis malade. Je suis mademoiselle. Je suis celle-là.

Déflagrations

Y’a la mer salée qui coule dans mes veines. Les poissons rigolent et jouent à cache-cache derrière les roseaux. Le soleil se couche derrière un pan de mon coeur mais le souffle du vent rafraichi le bout des mes doigts. Je regarde les feuilles qui volent et j’essaie de lire les fines lignes écrites dessus. La pluie s’égoute sur mon ongle d’orteil et chatouille mon lobe d’oreille. Y’a une chanson qui flotte dans le néant, mais la musique est écrite avec de la confiture, et ça colle.

Derrière moi

Y’a ce grand frisson qui électrise ma nuque comme si tu soufflais ton haleine chaude derrière mon oreille. Un bref et tortueux mouvement de mon cou pour me défaire de la sensation du moustique qui se pose à un endroit incongru. Comme un tic incessant, j’incline la tête de gauche à droite et j’étire mon bras aux poils dressés pour chasser la sensation qui pourtant n’est pas si désagréable. Soudainement, j’ai un doute. Et si tu étais vraiment derrière moi? Debout dans ton jeans délavé et ta chemise immaculée à me regarder avec un sourire amoureux, la bouche avec un rictus coquin et ta main chaude qui écarte mes cheveux pour poser tes lèvres dans le creux de mon épaule. Je repose gentiment la main contre mon ventre rempli de papillons et je crispe les doigts sur le fin tissus qui le recouvre. J’ai les mains moites de désir car cette douce émotion qui m’envahit m’avait quittée depuis fort longtemps. Mes yeux humides de bonheur sont divinement fermés dans l’attente de l’extase. Je pose doucement ma joue sur mon épaule gauche pour te laisser plus d’aisance. Un nouveau frisson sillionne mon échine mais cette fois j’ai froid. Terriblement froid. Il y a déjà quelques secondes que les larmes salées rejoingnent mes lèvres déçues. Les papillons de mon ventre se sont transformés en serpents qui déchirent mes entrailles et mes deux mains ne sont plus que tendues et rigides pour tenter de refouler ma colère. Doucement, je retourne mes pieds vers la source de ma peine tout en gardant obstinément les yeux clos. Le souffle froid frappe maintenant de plein fouet mon visage. J’ouvre les yeux et à travers mes rivières, je vois le rideau de dentelle qui flotte au vent de la fenêtre laissée ouverte en ce soir d’hiver.

Fin

Si tu savais la peine que tu me fais, tu n’oserais pas franchir cette porte. Tu serais sage et conciliant, tu serais doux et intransigeant. Laisse-moi pleurer les moments où je te hais, ils soulagent mon corps abasourdi. Laisse-moi mouiller nos draps de soie et humer ton odeur qui souille encore le lit maintenant froid. Je serre les bras autour du vide car c’est ce que je ressens à l’intérieur de moi. Je caresse mes cheveux comme tu l’as tant fait, machinalement, désagréablement. Je pense à toi avec dégoût même si je sais que tu m’adores. Fait comme si tu ne savais pas, que je ne veux plus être avec toi.

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