Si peu si trop

Des mots de l’ombre, mon coeur a encore flanché
La raison m’innonde, je ne sais résister
La peur m’incombe et je ne veux pas insister
Mais si je tombe, c’est que tu m’as démasquée
 
 
 
J’aurais voulu mieux m’exprimer, avoir le pouvoir de toutes les pensées qui ont déchirées mon coeur tout au long de la journée. Mon abysse est soudainement plus noire que la plus sombre des nuits sans lune. J’avais espoir, je l’ai perdu, j’avais repris confiance, tu m’as éperdue. Tu sonnes encore à ma porte à cette heure et je te prendrais dans mes bras. Mes bras si vierges de toi se refermeront encore sur le vide car même si le temps passe allègrement, un souvenir de rien, ça se multiplie par zéro et ça nous ramène toujours à l’impossible. Perderais-je ma naïveté en ce soir de festivités? Serais-je enfin capable de dire que je suis maintenant une nouvelle personne aux actes décidés qui avance sans reculer? Est-ce de toi que j’ai peur, ou de moi? Est-ce de perdre hier qui m’angoisse ou de lever la tête pour regarder devant, sans la dernière parcelle de mon passé qui me garde accrochée à toi comme si j’allais perdre mon souffle? J’halète comme si je venais de courir le marathon de ma vie en moins d’une décenie. Qui suis-je? Où vais-je? Y-a-t-il vraiment quelqu’un qui peut me répondre

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