Archive for septembre, 2007

Haine

Tu me détestes tant que tu jouis à l’idée d’écraser mon amour-propre. Tu aimes me haïr pour mieux arracher mon âme morceau par morceau et la piétiner sur le sol glacé. Qu’ais-je fait de si horrible pour que ton coeur change de cap d’hier à aujourd’hui? Où est la pâle camaraderie qui subsitait entre nous? Suis-je à ce point devenue merdique pour que tu me traîne à la rue comme un vulgaire sac de poubelle?

Je ne comprends pas cette honte infâme qui émane soudainement de moi. Elle englobe amèrement mes gestes et me fait lorgner vers mes pieds que je traîne comme des boulets métalisés. Ne pas se faire aimer amène l’indiférence, se faire haïr, ça provoque ma déchéance. Je vieilli prématurément et mon dos se courbe pour porter ma souffrance. Mes souliers usés étraînent le plancher défraîchi à chacun de mes pas lents et fatigués. Je sens le poids de ta violence, la froideur de tes silences et la moiteur de ton absence.

Tu me hais, ça me tue.

Piège

Voyage flasque sans escale
J’ère de lune en soleil
Le vent dans mon dos m’éveille
Et me fouette l’air sale

Trop à mentir d’hier
Je cours à un enfer prochain
La rivière sépare demain
Mais c’est trop vite mon frère

Elle n’oubliera pas de sitôt
La juvénile frasque qui m’a pris
C’est un péché à ses yeux gris
Que de me croire encore jeune jouvenceau

Nuit blanche

Mes yeux fermaient tout seuls, j’avais chaud, la peau moite et collante et je n’arrivais pas à m’endormir. Même le souffle du ventilateur ne pouvait chasser la fièvre de mon corps. La moindre parcelle de vêtement, depuis longtemps étalée sur le plancher n’avait même pas réussi à me libérer de cette humidité accablante. Malgré ma molesse physique, il y avait une partie de moi qui fonctionnait à toute vapeur; ma tête ! Je pensais inlassablement à toi. Mes idées, tourbillonnant n’arrivaient pas à se fixer sur un seul choix, je n’étais pas capable de te donner un prénom convenable, joli et qui me plaisait. Ta naissance était iminente et je n’étais pas encore décidée! Il était déjà quatre heures du matin, j’en était à mon sixième verre d’eau et à l’équivalent en voyage à la salle de bain, et je me demandais si ma folie allait enfin mener à quelque chose. Je me suis donc décidée à conclure un pacte avec mon cerveau hyper-actif. Je venais de trouver un nom qui me plaisait et j’étais enfin prête pour ton arrivée. Devinez quoi? J’ai probablement arrêté de respirer ou quelque chose d’autre a lâché mais je me suis endormie jusqu’à dix heures. Obligations obligeant, j’ai rempli une bonne partie de ma journée en courses diverses mais croyez-le ou non, j’avais l’âme en paix. Juste avant de rentrer à la maison, pendant mon facial, je réglais les derniers détails du baptème dans ma tête et sur le coup de seize heure, j’ai commencé le travail. Le 22 septembre 2007 à 21h15, Mademoiselle A. est née. Je suis fière d’elle et j’espère que vous aurez aussi beaucoup de plaisir à la cotoyer. À bientôt !

Puissant amour

Yeux sensibles s’abstenir. Texte écrit dans le but de tester un exercice de style particulier. Le résultat est quand même appréciable! Lire la suite »

Faiblesse

Seras-tu ma faiblesse ce soir? Provoqueras-tu la honte qui rougira mes oreilles et qui laissera un léger sourire sur mes lèvres rosées lorsque je pousserai la mêche de cheveux collée sur mon front humide ? Ma langue glisse timidement pour savourer les traces laissées par tes baisers sucrés. Lire la suite »

Bonsoir d’un matin

Samedi soir, 23h12, MSN, “bruit de quelqu’un qui se connecte”, sueurs et tremblements :
 
- Hey!! Salut!! Comment ça va?
 
-Hey toi, Ça roule?
 
-Oh ouais, à part mon extinction de voix, je m’en sors !
 
-Moi ça va aussi, je partais. À bientôt!
 
-Ah.. Bye! À bientôt.
 
 
 
L’histoire de ma vie….
 

Souvenir du jour ou égocentrisme d’un monde

En réaction à un texte que mon ami Jonathan a écrit et qui a été publié jeudi le 13 septembre, voici un fait auquel je pense tous les jours quand je pars de chez moi, quand je quitte ma solitude.
 
Montréal, ville joyeuse, multi-culturelle, chaude l’été, froide l’hiver, remplie de gens… égocentriques! Je prends l’autobus tous les matins au même arrêt, presqu’à la même heure. Je prends l’autobus depuis plus d’un an avec le même gars, presque tous les matins, à la même heure. Lire la suite »

Si peu si trop

Des mots de l’ombre, mon coeur a encore flanché
La raison m’innonde, je ne sais résister
La peur m’incombe et je ne veux pas insister
Mais si je tombe, c’est que tu m’as démasquée
 
 
 
J’aurais voulu mieux m’exprimer, avoir le pouvoir de toutes les pensées qui ont déchirées mon coeur tout au long de la journée. Mon abysse est soudainement plus noire que la plus sombre des nuits sans lune. J’avais espoir, je l’ai perdu, j’avais repris confiance, tu m’as éperdue. Tu sonnes encore à ma porte à cette heure et je te prendrais dans mes bras. Mes bras si vierges de toi se refermeront encore sur le vide car même si le temps passe allègrement, un souvenir de rien, ça se multiplie par zéro et ça nous ramène toujours à l’impossible. Perderais-je ma naïveté en ce soir de festivités? Serais-je enfin capable de dire que je suis maintenant une nouvelle personne aux actes décidés qui avance sans reculer? Est-ce de toi que j’ai peur, ou de moi? Est-ce de perdre hier qui m’angoisse ou de lever la tête pour regarder devant, sans la dernière parcelle de mon passé qui me garde accrochée à toi comme si j’allais perdre mon souffle? J’halète comme si je venais de courir le marathon de ma vie en moins d’une décenie. Qui suis-je? Où vais-je? Y-a-t-il vraiment quelqu’un qui peut me répondre