Archive for août, 2007

Si mal…

Longue attente le corps crispé, les mains moites et le cœur palpitant, je récitais mes litanies en balançant ma tête comme une schizophrène. Je sentais la folie m’envahir quand on a enfin ouvert la porte pour me laisser entrer. La lumière vive m’a brûlé les yeux déjà rougis par la fatigue accumulée de ces longues nuits à répéter et à répéter encore devant ce miroir crasseux de la chambre que j’avais louée. J’ai commencé à paniquer, je n’arrivais pas à reprendre le contrôle de mon corps! Des tremblements incessants parcouraient tous mes membres comme la sueur froide d’une frousse indescriptible. À ce moment précis, j’ai su que je n’y arriverais pas,  comme lorsqu’on réalise en se réveillant un bon matin que l’homme de notre vie ne reviendra plus dormir à côté de nous. J’ai écarté les bras et je les ai étendus devant moi pour enfin croiser mes mains en signe de supplication. Je n’en pouvais plus, j’avais atteint le bout de mon chemin, je l’ai trouvé ce matin derrière cette porte qu’on a entrouverte pour moi. Je suis tombée à genoux sans demander mon reste et j’ai incliné ma tête vers le sol en murmurant les mots qu’on m’avait légués. Au bout de mon souffle, mon corps s’est affaissé mollement contre le sol froid et mes yeux, fixés devant, sont restés grand ouverts comme pour embraser l’expiation de mon âme. Je me suis éteinte sans pleurs, le regard tourné vers l’immensité du vide.

Le directeur a finalement crié au bout d’une minute de silence: « Coupé! On recommence! Avec plus d’émotion!» et je suis repartie d’où j’étais venue, les membres ankylosés, pour mieux répéter la scène, encore une fois…

Les adieux

Les aiguilles du temps fuient mon regard
Où est-ce moi qui divague pour perdre le nord?
Je lutte contre les vagues de langueurs
Que pourrait adoucir un sommeil réparateur
                                                    
Ces derniers jours ont ravivé mon désir
Beaucoup de visages pour mon bon plaisir
De l’amour au bonheur, je me sens revivre
Encore une heure pour pouvoir survivre
 
Donnez-moi ces minutes pour me perdre dans vos yeux
Que j’oublie la longueur de ces douloureux adieux
Soyez indulgent et ouvrez-moi vos valeureux bras
S’il-vous-plait, aimez-moi encore pour une toute dernière fois

Autres souvenirs de vacances

En 1999, j’ai passé un été à Berthier-sur-Mer car je faisais un stage dans la ville de Montmagny, tout près. J’ai passé l’été chez mon oncle et ma tante, qui sont maintenant ma deuxième famille. Je me souviens encore de tous les magnifiques coucher de soleil assise sur le balcon, des promenades sur la route principale et des longues marches jusqu’à la marina où je me retrouvais assise au bout du quai à contempler le paysage. Le mont Ste-Anne, le bout de l’Île d’Orléans, la roche rouge striée et les autres îles au loin là-bas. Lire la suite »

Souvenirs de vacances

Je pense qu’ils étaient verts, ou bleus ou noisette bien pâle…bah, peu importe ! Il avait un franc parlé et une attitude d’un respect que je n’aurais pu imaginer chez un si jeune homme, si vert et qui plus est de la région des hauts dont l’éducation fait encore les ragots du quartier. Ses mots étaient recherchés, bien prononcés et fluides à un tel point que j’ai senti que je devais soigner mon langage et ne pas lui couper la parole comme j’ai trop souvent la mauvaise habitude de le faire. Lire la suite »