Archive for mars, 2007

Lambeaux de sentiments

J’ai un vieil ami qui a vu les champs de blés dans les cheveux des filles de ses solitudes. Il a éclairé ses méandres de ses yeux bleus incandescents mais il a tout autant éteint son âme de ses mots meutriers. Il vit d’un sou noir de déchéance sur une plage de sable d’acrylique. Il m’a inspiré des couleurs dans mes moments noirs et blancs et son étincelle de folie n’a jamais quitté son désir désavoué. Mon ami c’est un grand enfant frappé par la vie comme un banc de neige qui couvre une borne fontaine devant laquelle tu es stationné. Il m’inspire le bleu car même son gris a des teintes d’azur. Il a le talent des elfes et les faiblesses de son dragon mais il est pur de désillusions. Il a tous les talents et il mérite son dessein. Voyez ses mots et son tableau. Merci, Martin. -xox-
 
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Délires d’un désir inassouvi

Hier, il m’est arrivé quelque chose d’incroyable! J’étais au théâtre avec un ami lors d’une première médiatique et c’était rempli de vedettes! Je ne savais plus où donner de la tête pour entr’apercevoir tous ces gens que j’admire. N’est-il pas que je vois tout au fond le beau Marc-André. Quelle coïncidence que j’écoute sa chanson en boucle depuis 3 jours!
 
Ah pis j’y vais. Il est accompagné d’une superbe fille qui doit probablement être sa copine mais je m’en fou, je ne suis pas sa carrière comme un groupie alors c’est pas important. Animée d’une fougue incontrôlable, il se trouve dans un coin tranquille et pas encore trop plein de monde qui peuvent écouter, alors je l’aborde délicatement. Il se retourne, je dis bonjour et je me lance : « De toutes les folies qui m’habitent, ma timidité envahissante m’empêche trop souvent de dire aux gens toute mon admiration. Tes mots et ta voix me boulversent et font naître en moi une pléiade d’émotions dans lesquelles j’aime me bercer. Continue de réchauffer mon cœur car tu me fais du bien. Je t’admire et merci. » Il me regarde les yeux ronds et sa copine a un sourire éclatant. Alors que je m’attendais à une baffe, je quitte sans demander mon reste et je vais m’asseoir sans me retourner.
 
Mon ami me regarde d’un drôle d’air ayant vu ma manœuvre mais ne souffle mot. Les lumières se ferment et juste avant le noir complet je risque les yeux dans la direction de Marc-André. Il discute avec sa copine.
 
La première heure de pièce passe, l’entracte arrive et je me lève pour aller aux toilettes comme une fille que je suis. Bien sur mes pensées ont été ailleurs et je n’ai pas trop compris ce qui se passe dans cette pièce de Tchekov. Devant le miroir de la salle de bain j’ai encore le visage rouge de la honte que j’ai eu en retournant à ma place. J’ai presque les larmes aux yeux d’avoir fait cette conerie. Je sors des toilettes au travers de la longue file de filles. Je lève la tête pour chercher l’abreuvoir, il est là, appuyé et me regarde comme s’il m’attendait.
 
« Je t’attendais, j’ai essayé de te rattraper quand tu t’es levée. », me dit-il. Un sourire timide mais très heureux éclaire mon visage. « Est-ce qu’on pourrait aller prendre un café quand la pièce sera finie? On s’attend dans l’entrée, près du vestiaire. », ajoute-il, sans me laisser placer un mot. Je fais signe que oui de la tête, je cours dans les escaliers comme si je fuyais et j’arrive à mon siège plus qu’essouflée.
 
« Pinces-moi », que je dis à mon ami. Il s’exécute et je lui raconte ma folle aventure. Il rit mais on ne peut en discuter plus car les lumières se tamisent. Je jette un coup d’œil dans la direction de Marc-André. Il jase avec sa copine mais juste au dernier moment il lève les yeux et semble me regarder. Je peux me tromper…
 
J’ai rien suivi de la fin non plus et j’ai trouvé ça plutôt long même. Je redescends les marches et juste avant de me poster dans l’entrée pour attendre, je salue mon ami. Marc-André arrive avec un joli sourire. On s’habille sans dire un mot et il m’entraîne de l’autre côté de la rue dans un petit café. Quelques heures plus tard, il me raccompagne chez moi. Y’a quelque chose en moi qui dit qu’on doit en rester là, il repart donc. Je monte me coucher, le cœur émerveillé et je peux vous dire que ce fût une nuit agitée.
 
 
C’est vraiment une histoire incroyable, qui ne m’arrivera jamais.

Délice du printemps

Quel soulagement, quelle hâte! J’ai les joues rosies par le froid et je n’ai même pas pris le temps d’enlever mon manteau avant de fouiller dans le fond de mon sac pour te retrouver. Je me suis assise devant la fenêtre pour profiter de la lumière afin de t’observer avec délectation. Mes doigts tremblotants te tiennent comme la perle la plus précieuse de mon monde.
 
Tu sais que tu me rappelles de beaux moments ? Tu me dis que le printemps arrive bientôt et que c’est un temps de réjouissance. Même si je peux te retrouver toute l’année depuis quelques temps, je t’adopte surtout à ce temps-ci.
 
Ça y est, en dépit qu’il soit 10h30 du matin, je décide que sentir tes arômes envoûtants n’est pas suffisant, je dois goûter à ton charme. Comme à chaque fois, je te déballe doucement en prenant soin de ne pas briser ta belle coquille métallisée. J’ai réussi !
 
Et c’est à ce moment que les questions affluent dans ma tête. Est-ce que ton emballage fût facile à retirer parce que tu es frais et nouveau? Est-ce que tu fais partie des poussières de l’an dernier qu’on a ressorties de l’entrepôt ou bien tu es l’âme de la nouvelle génération? Tu es sur le bureau à côté de mon clavier et tu m’enivres de tes odeurs sucrées. Je ne peux plus résister à la tentation et je vais succomber de ce pas…
 
Ahhhh ! Humm ! Je t’aime, ce que je t’aime! Ton goût est délicieux et tu es parfait! Tu es à la hauteur de mes espérances et tu as donné 39 g à mon bonheur aujourd’hui. Je garde ton petit frère pour plus tard quand j’aurai besoin de me réconforter.
 
Merci mon coco Cadbury avec le centre fondant !

Prière pour Mademoiselle A.

Comme je ne crois pas en Dieu, je vais faire cette prière pour moi:
 
Je sais que la tentation a été forte l’an dernier
Je sais que l’idée a fait son chemin plus d’une fois
Je sais que tu as regardé tes finances pour savoir si tu pouvais te le permettre
Et je sais que tu as renoncé même si tu avais assez d’argent
 
Je sais que tu as toujours fait une liste des pours et des contres
Je sais qu’il ne faut jamais dire jamais
Je sais que ta “liberté” serait décuplée
Et je sais que tu aurais pu aller plus loin dans ta vie
 
Aujourd’hui, regarde par la fenêtre les 30 cm de neige qui sont tombés hier
Délectes-toi de la beauté de cette magnifique neige blanche immaculée
Admire les montagnes formées par la charrue et les chenillettes
Souris face à cette belle journée ensoleillée d’un samedi après la tempête
 
Es-tu convaincue de ce point qui a toujours fait parti du côté négatif de la chose?
Vas-tu remiser cette idée pour une autre année pendant qu’un sourire malicieux se forme sur tes lèvres?
Envoie donc des ondes positives au couple qui déneige son auto prise dans un banc de neige qui monte jusqu’au miroir
Et au voisin qui déneige sa cour depuis 2h, et à tous ceux qui sont “heureux” d’avoir une auto stationnée sur la rue à Montréal ce matin.
 
 
 
 
Bon ben, les troittoirs sont très bien déneigés, je pense que je vais aller magasiner ce matin. Les propriétaires d’autos devrait s’être sortis des bancs de neige en début d’après midi. Ils ont pas le choix, ils doivent changer leur auto de bord de rue ce soir à 5h :P