Archive for février, 2007

Une histoire en 6 mots

DOA m’a inspirée avec ce billet. Il faut écrire une histoire en 6 mots. Voici mes inspirations:
 
Ta femme couche avec moi, coccu.
 
La technologie enfante la destruction massive.
 
Lit d’eau percé: aquarium à humains.
 
Maison d’été vue sur mer; utopie.
 
Botte de foin brulée montre l’aiguille.
 
Carie dentaire fait rouler le dentiste.
 
Chérie veux-tu m’épouser? Non.

Voyage

Voix off : “Bonjour et bienvenue à l’aéroport Des Gens heureux ! Ceci est le dernier appel pour le vol 777 en direction des îles Amoureuses des Caraïbes. Veuillez vous présenter à la porte 14F, F comme février, afin de procéder à l’embarquement immédiat auprès des nos Magiciennes de bord qui sauront vous combler avec pleins de petites attentions. Attention dernier appel pour l’embarquement du merveilleux vol 777 à la porte 14F.”
 
Ouf, ouf, je vais y arriver, encore quelques marches…
 
Pilote : “Bonjour chers tourtereaux, je suis le commandant Bondésir et j’aurai le bonheur de vous conduire à votre destination de rêve. Installez-vous confortablement pendant que nos magiciennes s’occupent de vous, le vol sera d’une durée indéterminée. Il fait présentement -40°C dehors mais ici vous êtes bien au chaud alors collez-vous et appréciez le voyage.”
 
Ça y est, j’y suis presque !!!
 
Magicienne de l’air : “Un petit mot pour vous rappeler les consignes de sécurité à bord de cet AirBaiser 777. Gardez votre ceinture attachée autour de vous deux en tout temps, ne vous décollez pas l’un de l’autre sauf pour les besoins essentiels et si vous avez mal au coeur, regardez vous dans les yeux tendrement. Nous sommes maintenant prêts à tamiser les lumières pour plus d’intimité. Bon vol vers l’éternité!”
 
Bonjour Madame, je cherche la porte d’embarquement pour le Vol 777.
 
Madame :”Il s’agit de la porte 14F. Dépêchez-vous, le dernier appel a été lancé il y a près de 10 minutes déjà
 
Vite vite je cours, je ne peux pas manquer ce vol. Il y a si longtemps que je l’attend et je l’ai manqué si souvent!
 
Préposée bête à la porte 14F : “Je suis désolée mademoiselle, le vol a quitté la piste depuis 5 minutes, vous allez devoir attendre votre prochaine chance!”
 
 
 
Morale de cette histoire : Je cours encore après ce vol qui m’amènera vers l’amour éternel mais il ne passe tellement pas souvent que mes chances de le prendre sont si minces…

Nos hivers

Ces mots tristes qui définissent le cours des choses sont souvent le prix de la peine que l’on s’impose. L’avalanche de douleur qui comprime tous nos sens dans ce seul interstice qu’est notre cœur force nos yeux à se fermer devant la froideur. Tu es mort sans un cri par bravoure de l’ennemi, tu aidais ton prochain sans imaginer qu’il te détruirait dès le lendemain. Pas un merci, pas un au revoir, juste du sang, du venin noir.
 
Paroles d’une prière d’un trop plein maintenant amer.

Toutes tes roses

Voudra-t-on du moindre sens de la folie qui m’habite
Compréhension ardue des sentiments divins qui m’embrasent
Je n’y ai qu’un mot tendre au seul courage triste
Un vase de verre aux éclats d’un bleu mer-turquoise
  
Douleur des pensées tordues mais immaculées
Façonne un large trait d’abstinence frivole
Comme un mur couronnant l’espace de mes nausées
J’accueille le sommeil effaceur précurseur de mon rôle
 
Sans aimer la dérision qui m’a fait renaître
Je louange des audaces aux franches écritures
Mots d’une délabrée enfouie aux méandres de son être
Elle accusa son recul aux prophéties prédites à la dure
 
Déraisons et amertumes torrides peuplent ce démesuré cœur
Dans cette ville imaginaire et désabusée il n’y aura point de pause
Là où la cruauté du débat moral fond dans l’écrasante chaleur
La douceur de mes mains gercées ne vaudra jamais toutes tes roses