Une prose pour toi
Tu sais, il y a ce moment où tu ne peux retenir ces larmes qui te montent aux yeux. Où cette boule d’émotion dont tu n’avais jamais aperçu la moindre parcelle, éclate sans aucun élément déclencheur. Tu sais, le jour où tu mets tout sur tes SPM parce que le calendrier te le confirme. Je suis dans un jour comme ça. C’est un jour où mon cœur passe de la légèreté d’un sentiment d’allégresse comme si l’amour m’avait envahit soudainement à un éclatement incontrôlable de cet amour sans limite pour ceux qui savent me toucher. Je ris un moment et je pleure à l’autre, j’aime tout le temps mais je me sens si petite dans ce monde si grand.
Un jour, pas comme celui-ci, tu m’as fait rire, rire comme ça ne m’arrivait plus. Rire un grand coup, à en perdre le souffle, pliée en deux pendant de longues minutes, rire comme une enfant naïve, heureuse et insouciante. J’en ai des frissons de plaisir juste à me rappeler ces doux événements, ce temps où tout ce qui existait était l’envie de te connaître plus et mieux. Tu m’as obnubilée pendant de longues semaines. Tu as inspiré ma plume pendant quelques émois tremblants mais tu m’as fait rire, encore et encore, des dizaines de fois.
Un jour, pas encore comme celui-ci, tu m’as proposé d’ouvrir et d’explorer un côté de moi que je gardais dans un tiroir pour ma propre consultation. Tu m’as fait confiance comme à un chercheur d’emploi sans expérience qui frappe à ta porte. Tu m’as donné le loisir de laisser éclater ma bouillonnante et frénétique écriture au profit d’autres que mon disque dur. J’ai eu peur, trop, très, encore un peu mais c’est un bonheur que je ne peux expliquer. Une passion longtemps enfouie qui ne demandait qu’à crier sur tous les toits qu’elle existait, comme un démon aux milles plumes qui voulait se faire entendre. Tu m’as donné des ailes, tu m’as permis d’écraser cette angoisse du monde qui altère chacun de mes mots, tu m’as prouvé que le ridicule ne tue pas, qu’il ne nous fait qu’avancer. Que la peine qui m’envahit n’est qu’une autre de ces émotions qui me font pleurer, qui me touchent et dans lesquelles je me laisse bercer.
Un jour, comme celui-ci, tu m’as rappelé à quel point ton amitié a changé ma vie et la perception de mon avenir. Tu m’as fait comprendre que toute chose est fragile et que chaque souvenir de nos conversations vaut la peine de s’ancrer dans ma mémoire. Tu m’as fait réaliser que si je veux faire ce que j’aime, je le peux, j’ai la force et un quelconque talent pour y arriver. Quand je te parle, quand je t’écris, je sais que tu me fais confiance et ça me donne des ailes. Ton jugement pèse dans ma balance car je sais qu’il est juste, qu’il m’est juste.
Aujourd’hui, en trois minutes, tu m’as fait pleurer et tu m’as fait rire. C’est un bon résumé de la balance des sentiments qui m’habitent quand je pense à tous ces merveilleux instants que tu me permets de vivre. Je ne sais pas dire merci autrement, alors merci d’être ce que tu es et de me donner de ton temps, il m’est précieux et j’en savoure chaque seconde.
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