Archive for janvier, 2007

Une prose pour toi

Tu sais, il y a ce moment où tu ne peux retenir ces larmes qui te montent aux yeux. Où cette boule d’émotion dont tu n’avais jamais aperçu la moindre parcelle, éclate sans aucun élément déclencheur. Tu sais, le jour où tu mets tout sur tes SPM parce que le calendrier te le confirme. Je suis dans un jour comme ça. C’est un jour où mon cœur passe de la légèreté d’un sentiment d’allégresse comme si l’amour m’avait envahit soudainement à un éclatement incontrôlable de cet amour sans limite pour ceux qui savent me toucher. Je ris un moment et je pleure à l’autre, j’aime tout le temps mais je me sens si petite dans ce monde si grand.
 
Un jour, pas comme celui-ci, tu m’as fait rire, rire comme ça ne m’arrivait plus. Rire un grand coup, à en perdre le souffle, pliée en deux pendant de longues minutes, rire comme une enfant naïve, heureuse et insouciante.  J’en ai des frissons de plaisir juste à me rappeler ces doux événements, ce temps où tout ce qui existait était l’envie de te connaître plus et mieux. Tu m’as obnubilée pendant de longues semaines. Tu as inspiré ma plume pendant quelques émois tremblants mais tu m’as fait rire, encore et encore, des dizaines de fois.
 
Un jour, pas encore comme celui-ci, tu m’as proposé d’ouvrir et d’explorer un côté de moi que je gardais dans un tiroir pour ma propre consultation. Tu m’as fait confiance comme à un chercheur d’emploi sans expérience qui frappe à ta porte. Tu m’as donné le loisir de laisser éclater ma bouillonnante et frénétique écriture au profit d’autres que mon disque dur. J’ai eu peur, trop, très, encore un peu mais c’est un bonheur que je ne peux expliquer. Une passion longtemps enfouie qui ne demandait qu’à crier sur tous les toits qu’elle existait, comme un démon aux milles plumes qui voulait se faire entendre. Tu m’as donné des ailes, tu m’as permis d’écraser cette angoisse du monde qui altère chacun de mes mots, tu m’as prouvé que le ridicule ne tue pas, qu’il ne nous fait qu’avancer. Que la peine qui m’envahit n’est qu’une autre de ces émotions qui me font pleurer, qui me touchent et dans lesquelles je me laisse bercer.
 
Un jour, comme celui-ci, tu m’as rappelé à quel point ton amitié a changé ma vie et la perception de mon avenir. Tu m’as fait comprendre que toute chose est fragile et que chaque souvenir de nos conversations vaut la peine de s’ancrer dans ma mémoire. Tu m’as fait réaliser que si je veux faire ce que j’aime, je le peux, j’ai la force et un quelconque talent pour y arriver. Quand je te parle, quand je t’écris, je sais que tu me fais confiance et ça me donne des ailes. Ton jugement pèse dans ma balance car je sais qu’il est juste, qu’il m’est juste.
 
Aujourd’hui, en trois minutes, tu m’as fait pleurer et tu m’as fait rire. C’est un bon résumé de la balance des sentiments qui m’habitent quand je pense à tous ces merveilleux instants que tu me permets de vivre. Je ne sais pas dire merci autrement, alors merci d’être ce que tu es et de me donner de ton temps, il m’est précieux et j’en savoure chaque seconde.

Sur ton fil

De l’inspiration provenant d’un texte de ma très chère amie Cocci:
 
Sur un fil, tu marches depuis les émois de ta naissance. Tu rampais le regard souriant jusqu’au jour où les 2 fils qui soutenaient le tien t’ont permis de te lever et d’avoir ton autonomie. Ton fil a pris sa forme et son détail mais tu as regardé derrière. Des démons te suivaient et tu t’es laissée rattraper, tu t’es battue et tu es retombée sur ce fil qui a bien failli te lâcher. Étendue sur le fil de ta vie, tes mots ont grandi dans ton coeur et une main devant l’autre, tu as relevé tes pieds chancelants pour reprendre l’équilibre sur ton fil maintenant fait d’acier. Tu regardes derrière les yeux grands au souvenir de cette bataille qui a failli te tuer, tu vois les croches, les routes et les détours que tu as empruntés mais le fil tient bon et tu te remets à avancer. Tout au long de cette vie qui saura t’habiter, ton fil se fortifiera au gré du passé de tes aventures et mésaventures et quand tu verras enfin le pieu qui tient l’autre extrémité de ton fil, tu t’étenderas le visage souriant en attendant qu’il t’enveloppe pour te projeter là où d’autres fils attendront tes doux pas.

L’instinct

Parfois j’aimerais que le monde soit dirigé par l’instinct des gens qui le compose.
 

Je me dis que si nous portions tous une délicate attention à cette petite voix intérieure qu’est la sagesse, nous serions peut-être tous un peu plus humain. Peut-être que nous serions plus en mesure de comprendre ce qui blesse les autres, ce qui les chagrine mais aussi ce qui les rend heureux. Parfois, cet instinct pourrait nous permettre d’aimer mieux et de pardonner en évitant une inutile rancune. Si l’instinct dirigeait notre vie, le vrai instinct, celui qui habite le plus profond de notre être, je suis convaincue que nous serions plus serein.
 

Je suis aussi convaincue que si j’avais suivi mon instinct ce matin et que je n’étais pas sortie de mon lit pour retourner travailler après mes vacances, j’aurais pas eu cette journée de merde…