Archive for octobre, 2006

Inexistance

Je voudrais donc comprendre cette folie qui m’enlace, cette douce passion si fugace, pourquoi si peu de mots m’embrasent dans cette folie qui m’étouffe. Aux tourments de mon âme épanouie brille une lune qui cache un côté meurtri. Je ne peux m’épancher de ces moments trop courts où ta route croise mon regard attendri. Les brefs instants où un son s’échappe de tes lèvres sont à tout jamais ancrés dans les délicates pensées qui bercent mon esprit au gré des saisons qui passent. Les yeux tendrement fermés, je vois ta main qui enserre la mienne dans une étreinte passionnée qui semble nous lier à jamais. Mes yeux ouverts, je contemple l’horizon en sachant pertinemment que mes rêves sont de fausses réalités que je tente d’avaler sous des dehors heureux et familiers. Mes doigts aggripent l’air d’automne et mes paupières se referment lorsque mon cœur me rappelle que ma douleur est trop bien que réelle. Mes veines transportent le vide de mon existence puérile qui s’étiole comme les feuilles qui quittent leur mère pour le long hiver. Mes pas me ramènent dans cette maison qui n’est plus qu’un souvenir de nous deux dans un passé qui n’a jamais existé.

Oublier

Aimer ça fait mal, surtout quand ce n’est pas réciproque mais de se faire ignorer par l’être que vous chérissez le plus, c’est encore pire. Ça vous tourmente à tous les instants et on dirait que ça jette de l’huile sur le feu qui nous brûle en dedans. Les papillons qui volaient dans mon cœur et dans mon ventre se sont transformés en interminables douleurs sourdes qui lancinent mon être. Un mal que même la pilule rouge difficile à avaler du pharmacien n’arrive pas à apaiser. Chacun des spasmes de ma rancœur arrache des larmes de désespoir qui s’échouent aux commisures de mes lèvres boudeuses. Je ravale mes tendres mots pour des contrées lointaines qui ne sauraient les déchiffrer. Je recous sans succès les pans de mon organe de vie qui bat à s’en fendre l’âme. Des torrents s’éparpillent et éclaboussent le peu de blanc qui m’enlaçait encore. Ils me rapellent que ma haine vient tout simplement du fait que j’aime et que malgré mes efforts démesurés, je ne t’ai pas encore oublié.

Rendez-vous manqué

Même si l’amerture rime avec lune
Il n’y a rien de plein dans cette brume
Tout ce soleil chauffant le bitume
Un froid inexplicable prône mon rhume
 
Étant là d’absence occupée
Mots d’un état mal considéré
J’ai tapé dans le vide éthéré
Et dormi de flammes de colère enflammée
 
Fiancés que nous ne fûmmes
Nos amitiés vallonnant les dunes
Un vécu d’une nuit à la tentation diurne
A tout des jours inexorablement nocturnes
 
Déception de rendez vous manqué
Où tu étais et où je fûs plus que bien ancrée
Platitude des désirs fatalement non-partagés
Je ne suis qu’un faux pas de plus à tout jamais oublier.

Aveu d’un mot déjà dit

Jai le cœur en pleurs des larmes des douleurs car j’ai peur de mourir sans avoir pu te dire encore une fois que je t’aime et que tu es tout pour moi. Tout dans mon univers étouffe la colère d’une autre dans tes bras qui ne sait pas te chérir comme mon âme se plait à en souffir. Derrière ton rideau, je me cache d’une plaie béante que tu as déchirée toi-même, mais je te pardonne, je t’aime.