Délires
Froide nuit d’été
Où on en croit l’automne
Les feuilles mortes
Frissonnent d’anxiété
L’odeur de la terre
Empoisonne les fours
Et les branches sèchent
Pour craquer contre la baie
L’eau délaisse la grève
Le sable s’enfonce
La falaise s’érode
D’une brise au matin
Un vent glacial
Apporte la nuit noire
Et tue dans le nid
L’œuf de la vie