Archive for mars, 2006

Vent doucereux

Note de l’auteur: ce texte a été écrit uniquement pour explorer un autre univers. En aucun cas il se rapporte à des pensées que j’ai eues.
 
Tu tues la vie qui hurle en toi en te taisant et en faisant fi des ordres de la destinée. Tu crache à droite quand on te parle à gauche et tu frappe devant quand on te tire derrière. Tu fermes les yeux quand le soleil se couche et tu souffres, ébloui, quand il se lève. La lueur des anges ne t’atteint plus car tu crois à la mort et rien de plus. Une saveur délicieuse pour toi goute le sang car le nectar de tes rêves va au-delà des sens. Même la femme nue qui dort près de toi n’a de beauté que sa lividité. Sa raideur cadavérique t’appaise et te donne une virilité hors du commun. Tu erres si loin dans ta tête que la planète n’a pas assez de circonférence pour te ratrapper. Tu cours après ton temps, qui n’est qu’un espace dans une trop grande métropole. Tes yeux injectés de sang n’ont pas conscience de la peur qu’ils provoquent. Tes bras tattoués ne font plus peur à personne car leur couleur n’a plus de démesure. Tu te lèves de ton lit miteux parce que tu ne sais quoi faire de mieux. Sali et dandinant, tu marches sur tes traces de fantaisies. Tu ne sens plus rien que l’air qui s’engouffre par la fenêtre et qui te semble si bon et si frais. Un soulagement pour toi, une douceur qui n’a plus sa place. Tu approches encore plus car le vent souffle sur ton visage ravagé. Ta lucidité est morte et le reste de ton corps lambris tombera avec. Dommage, tu as voulu sentir le vent de trop près, le 55e étage était trop haut.

Délires

Froide nuit d’été
Où on en croit l’automne
Les feuilles mortes
Frissonnent d’anxiété
 
L’odeur de la terre
Empoisonne les fours
Et les branches sèchent
Pour craquer contre la baie
 
L’eau délaisse la grève
Le sable s’enfonce
La falaise s’érode
D’une brise au matin
 
Un vent glacial
Apporte la nuit noire
Et tue dans le nid
L’œuf de la vie

Ange

Sur une étoile, mon âme s’est envolée
Loin du présent je me suis retrouvée
Ma belle planète a éclaté
Et en mille morceaux, elle s’est fracassée
 
Un si grand rêve s’en voit  effondré
Une échelle si droite plantée
Du haut de ma tour trop bien gardée
Il n’en fallait pas plus pour tomber
 
Les feuilles m’ont regardée chuter
Les nuages n’ont même pas pleuré
Le soleil a abdiqué
Et le sol, durement j’ai heurté
 
De toutes les fins envisagées
Celle-là était la plus appropriée
D’emblée je n’aurai jamais aimé
Et encore moins été embrassée
 
 
Si tu crois qu’un ange a froid
Et qu’une autre danse lui suffira
Prend le dans tes bras
Et guide-le pas à pas
 
Il est souvent trop haut pour comprendre
Qu’il ne va que redescendre

Quétainerie

Tu frappes à ma porte
Comme une vague esseulée
Moi qui te croyais morte
Tu m’dit que t’as erré

T’étais si grande et si forte
Et d’ trop haut t’es tombée
Il t’a menti de la sorte
Et tes rêves s’ sont écroulés

Viens dans mes bras mon amie
Je serai toujours là
Je te l’ai déjà dit
Mais tu ne m’écoutais pas

Il t’a déjà oubliée
Effacée d’ son passé
Une autre dort dans son lit
Et elle t’ fait dire merci

Ta folie l’a éteint
Il ne te veut plus rien
Retourne toi vers devant
Et regarde c’ qui t’attend

Viens dans mes bras mon amie
Je serai toujours là
Je te l’ai déjà dit
Mais tu ne m’écoutais pas

Je suis celui qui t’aimera
Et qui prendra soin de toi
Oublie cet idiot
J’ai des rêves bien plus beaux

Viens dans mes bras mon amie
Je serai toujours là
Je te l’ai déjà dit
Mais tu ne m’écoutais pas

Ça et là - Prise 2

Si un ange savait marcher
Il oublierait de voler
Car marcher signe sa supériorité
Et s’absout d’une franche adversité
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Dans le froid des vagues du sud
Ton souffle glacial me dénude
Car un soleil a ma lune d’emprisonnée
Et je brille au travers des étoiles de ma prison, abandonnée
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Je tremble, viens me réchauffer
Prends-moi dans tes bras
Et amène moi à la cime des rois
Pour que je puisse enfin ne plus regretter
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Fleuve des mers envahies
Coule la douleur réfléchie
Embrase les cieux d’amour
Et martèle les cœurs de la cour
 
Une reine aux cheveux épars
Pleure de son prince le départ
La guerre frappe l’écu
Où tous sont vaincus

La lune se meurt

Une lune en en brulé deux autres au rythme de sa perversité interstellaire.
Elle a foudroyé l’atmosphère de sa terre sans savoir comment faire.
Cette lune, aveuglée de force arbitraire, a dévasté l’âme de l’univers.
Elle a ravi le sourire per des étoiles fières pour l’envers de la noirceur des mers.
 
Un triste chagrin a pris soin d’envelopper ses voisins.
La lune qui a faim reécoute son refrain sans fin.
Elle empeste l’air malsain et se retient à l’eau comme le valeureux train.
La fin d’une fin ne justifie pas ses moyens d’arriver à ses fins.
 
Fin de l’ère.