Falaise
Il y a dans ces songes
Une falaise d’où je plonge
Tête première, yeux fermés
Vers un vide d’éternité
En cette seconde d’horreur
Mon corps effleure l’apesanteur
Je fonce les bras en croix
Sans pourtant avoir la foi
Quand enfin j’ouvre les yeux
Pour accueillir cette eau bleue
Je tremble d’un frisson terrifiant
Quand j’aperçois ce miroir blanc
Ô un si petit moment
Pour réduire une vie au néant
Voilà la mort de cette histoire
À qui veut bien me croire