Après le retour
Dans mes gestes il y a des lames d’eau,
des lames de fond qui rapellent la tristesse
celle de mes larmes, des gestes qui abaissent mes armes,
qui déploient ma voracité, qui font du vacarme.
Dans mon cœur il y a le froid qui prévaut
Je tremble de ma propre maladresse
Hurlant des vagues de désespoir
Un corps qui souffre de s’être fait avoir
Une perdante aux mille bravos
Accompagne un héros accusant une faiblesse
Comme l’orage qui plie bagage
Le soleil fait éclater l’orage
Laissez-moi enfermée dans ce caveau
Où l’on m’imagine encore déesse
Je mourrai sans histoire, en colère
En ayant rien pu faire pour m’y plaire