À Pierre-Luc, un ami que j’aime beaucoup

Je sais, je suis lente. Pas nécessairement d’esprit, mais d’accomplissement. J’accumule les piles de choses à faire et au gré des ménages, je ne fais que les déplacer. Elles amassent la poussière, je les époussette et je les replace en belle piles sur un autre coin de bureau, mais je ne m’y attaque que rarement. Aujourd’hui, j’ai effeuillé les piles, j’ai regardé ce qu’elles contenaient. Je trouve souvent des trésors mais celui d’aujourd’hui a réussi à me tirer les larmes.

Mon ami Pierre-Luc écrit des écrits tellement bien écrits. Il sait jouer des mots comme personne. Son humour intelligent m’a sortie souvent de ma routine ennuyante. Avec mon ami Pierre-Luc, tout est simple, rien n’est donc compliqué.

Oui, je le sais, je me répète. Pas nécessairement parce que je manque de mémoire, simplement parce que les piles des mots accumulées dans mon cerveau grandissent et que je ne peux pas faire le ménage de celles-là. Je ne veux rien oublier, rien classer, rien cataloguer, rien recycler. Tous ces mots qui se prélassent et qui s’enlacent ont leur place. Et une grande partie de ces phrases éparses, elle proviennent de la tête de Pierre-Luc un fier ami et comparse.
J’aime ton caractère, j’aime tes caractères, merci pour la dédicace.

Comme plus personne ne passe ici, parlons de coincidences!

J’imagine que je peux me défouler de la nostalgie qui m’accable.

Je déteste fouiller dans ma boîte de papiers à la recherche DU papier que tu ne retrouveras jamais. Je déteste ça, parce que tu tombe toujours sur des vieilles cartes de cégep ou d’assurance maladie avec ta p’tite face laide dessus. Aujourd’hui, je cherchais un papier que j’étais certaine de trouver. J’ai regardé partout, partout, partout, même dans les pochettes où je savais que je ne le trouverais pas. Et, c’est là que je suis tombée sur un vieux courriel d’octobre 2000. Je savais qu’il ne fallait pas que je le lise parce que j’aurais de la peine, beaucoup de peine mais j’ai pas pu résister. J’ai lu toutes les lignes et mes yeux se sont graduellement remplis de larmes en se rappelant ce doux puis dur moment de ma vie. J’ai remis le courriel dans la boîte non sans avoir pensé à le détruire. Par la suite, je me suis installée à mon ordinateur et je suis allée voir mes vieux courriels du même expéditeur. Je savais qu’il ne fallait pas que je fasse ça mais je l’ai fait quand même avec avidité. Mes plus vieux courriels remontent à 2004. Je pense qu’en 2004, j’ai vécu un moment comme aujourd’hui et j’ai fait le ménage dans mes courriels. Pas moyen de retracer rien avant. Je les ai tous relus, quelques uns par an puis un seul par année, pour lui souhaiter bonne fête. J’ai le coeur à l’envers, je devrais pas, mais je l’ai, je me retiens de pleurer. Je lui écris donc un courriel, décousu à souhait, merdique à mort, mais je lui ai écris. Je sais pas ce que j’attends de ce courriel. J’ai le sentiment qu’il a déjà répondu à toutes ces questions dans le passé mais que je fais un blocage psychologique. J’ai peur de la réponse. J’ai peur qu’il ne me réponde pas. Je suis bête et nostalgique.

Je vais terminer ma soirée à lire mes messages sur le réseau social bleu et, alors que je passe au travers des nouvelles de la journée, je tombe sur le statut de sa tendre moitiée. C’est leur aniversaire de mariage aujourd’hui. Pourquoi j’ai trouvé ce putain de courriel AUJOURD’HUI? I wish I could take it all back….

Bonne nuit journée de merde!

Tentative # 11

J’en étais certaine, cette fois c’était la bonne. Tout avait été fait dans les règles de l’art et même plus… Le 29 juillet allait être ma journée de bonheur. Tout a commencé négativement et quelques heures plus tard, je suis tombée dans le rouge. Naïvement, j’y avais cru quand même. La douleur reprend son cours et je la déteste, oh que je la déteste.

Hamster

J’ai toujours réussi à maintenir le hamster dans sa cage et pour me faire payer, il courrait sur sa roue sans s’arrêter. Un jour, j’ai pas porté attention,  il s’est mis à courir partout et je n’avais plus aucun contrôle sur lui. Là, il est enfermé dans une cage chimique, le temps que je redevienne forte.

Succession

Les jours avancent et le gouffre s’élargit. Je replonge subtilement comme un tapis qui glisse lentement sous mes pieds.  Je perds le contrôle et je sens que mon coeur reste en haut, comme dans un manège de foire. J’ai mal à la tête, j’ai mal partout. Je suis fatiguée, encore et j’ai moins envie de me battre. Chaque jour est une torture et je sais bien que si je vais me coucher, ça va juste recommencer dans quelques heures. C’est juste un pansement de fortune sur une plaie qui saigne abondamment. Il est où mon docteur?

La page blanche

Ça fait douze mille fois que je me dis qu’il faut que j’en fasse une routine, mais je procrastine. Je regarde la page blanche et je me trouve une autre page à regarder, un autre blog à déguster. Mais pas le mien. Les maux que j’avais ne sont plus les mots qui hantent mon esprit mais en même temps, j’ai pas vraiment changé.

Et j’ai déjà plus rien à dire.

Ah, je pourrais parler de la neige qui abonde et du soleil qui me manque, mais sérieusement, j’ai rien à dire là dessus. Je pourrais parler de mes premiers ongles rouges qui s’écaillent, mais honnêtement, ça m’intéresserait pas de lire ça. Je pourrais me plaindre des étourdissements qui m’habitent et de la tonne de cheveux que je perds sans comprendre pourquoi mais ça ne ferait qu’embêter trop peu de gens pour rien.

Alors, je pense que sur ces niaiseries, elle va aller se coucher.

Si

Comme une néophyte entêtée, je me suis présentée à son moderne bureau avec la ferme intention de ne repartir de là qu’avec une solution à mon problème. Fermée comme une huître, le visage impassible, je n’ai pas réussi à me cacher longtemps dans ma froideur car je dois avouer qu’elle est forte, elle m’a un peu fissurée et ça m’a presqu’impressionnée.

Pour la première fois, j’ai dit en pleine face à une inconnue ce que je pensais d’elle et ,ceci, en toute impunité. Ce fût ardu de ne pas peser ses mots ou de se tourner la langue sept fois pour mieux les choisir mais je suis convaincue que sans avoir crevé cet abcès qui me torturait, nous y serions encore dans six mois, toujours sans succès.

Le retour sous les flocons m’a laissée songeuse. Et si je m’étais faite avoir au jeu que je tentais de lui jouer?

Je n’ai rien à ajouter

LE MONDE EST STONE
paroles: Luc Plamondon
musique: Michel Berger

J’ai la tête qui éclate
Je voudrais seulement dormir
M’étendre sur l’asphalte
Et me laisser mourir

Stone
Le monde est stone
Je cherche le soleil
Au milieu de la nuit

J’ sais pas si c’est la terre
Qui tourne à l’envers
Ou bien si c’est moi
Qui m’ fais du cinéma
Qui m’ fais mon cinéma

Je cherche le soleil
Au milieu de ma nuit

Stone
Le monde est stone

J’ai plus envie de me battre
J’ai plus envie de courir
Comme tous ces automates
Qui bâtissent des empires
Que le vent peut détruire
Comme des châteaux de cartes

Next Page »