Pollution

Je voudrais fermer les yeux pour ne pas les rouvrir. Ce monde en mouvement énervant me fatigue à en avoir envie de dormir constamment. Toute cette pollution visuelle et auditive m’étouffe et me fait faire des crises. C’est comme un smog permanent, sale et humide qui tourne autour de ma tête dans une danse infinie. Je ne vois que ça et je n’entends que le grondement agressant de tous ces humains qui vivent. J’ai beau essayer chasser ce nuage du revers de la main comme s’il s’agissait de vulgaires moustiques, rien n’y fait, cet anneau de misère est devenu mon aura. Une aura grise et asphyxiante qui embrume même mes pensées et tue à petit feu mon envie de survivre. Lire la suite »

Mono-moi

J’ouvre les yeux et c’est déjà trop, le mal de coeur m’envahit. La pièce tourne et j’ai même pas encore levé le petit doigt qui lui-même est collé sur les draps, humide de sueur. Un autre jour de fainéantise m’attend. Pas par choix mais parce que l’idée d’aller aux toilettes me semble la plus complexe tâche de la matinée. Je vais mettre le bouchon encore quelques minutes le temps que la planète arrête de tourner autour de moi. Bon, je pense que je peux essayer de m’assoeir. Ouf, j’ai réussi sans dégobiller le vide de mon estomac. Je tourne la tête lentement vers le cadran qui affiche un maigre 5h du matin et je me dis que même les jours de travail j’arrive pas à me lever si tôt. La journée sera interminable. Je suis épuisée juste à me réveiller mais je ne m’endors plus. Dans une lente motion, je vais faire les 14 pas qui me séparent de ma salle de bain. Une chance que c’est la pièce à côté de ma chambre. Je transpire comme un cochon en chemin, putain qu’il fait chaud dans cet appartement. Après avoir vidé les 4 litres d’eau de ma vessie, je refais le trajet inverse pour retourner à mon lit moîte. En arrivant dans l’embrassure de la porte, je remarque que mon chum dort avec la couette jusqu’au menton. La sueur me ruisselant entre les orteilles, je regarde le thermomètre de la chambre. Il fait 18°C.

C’était il y a deux semaines. Aujourd’hui, il fait 22°C et je transpire entre les doigts. J’imagine que ça passera d’ici quelques années.

Labyrhintite

J’ai chaud. Non, j’ai froid. Je suis folle. J’ai le tourni.

Ahhhhhh

Magnetic

I was wondering why I’ve been so tired those past weeks.

No, I’m not pregnant and yes, I eat enough vitamins. I’ve actually never ate so well in the past few years.

I’m so tired that I would spend 14 hours in bed every day and I’m not sure if it would be enough to feel rested. Maybe my subconscious wants me to spend so much time with him that he found out that the most intimate way to be close is to lie together in bed as long as possible.

Yeah, good explanation, my brain tells my body to feel tired… I like that!

Papillons

Son profil me brûlait les yeux et m’aveuglait. On était pourtant dans le noir, seulement éclairés par la lueur de l’écran sur lequel défilait un film dont j’avais perdu le fil. Les papillons sont revenus chatouiller mon ventre et réchauffer mon coeur.  Je suis retombée en amour avec celui qui partage ma vie depuis quelques semaines. Tout de même, je suis mystifiée car, depuis quelques jours, ce renouveau m’étreint à tous les soirs.

Ceci étant dit…

Trois fois passera, la dernière, la dernière. Trois fois passera, la dernière y restera.

Je retourne au lit.

Âme

Il y a de ces mots qui ne se disent pas mais qui allument des flammes dans nos yeux auparavant vitreux. Regarde le miroir de mon âme à travers mes iris et tu comprendras qu’aucun mot n’aura le pouvoir de ma pensée. Ces paroles ne sont que le reflet ou même la pointe d’un iceberg d’émotions qui fond, en toute sérénité. Regarde mon âme, celle qui s’abandonne à toi, elle contient les secrets que tu voudrais tant comprendre.

As a matter of fact

I was smilling and laughing of such a great evening when I made my way towards the steps leading to my appartement. Reaching for my keys in my hand bag, a sudden realization made me instantly stop laughing. Slowly, my smile faded away. I inserted the key into the handle lock and push gently the door. With my eyes closed, I entered in the house and smelled your presence. It smelled you, it smelled us. I opened my eyes and saw that you were not in the living room. I glanced at your empty beer bottle there on the table and, with a growing smile, I grabbed it as well as your non-finished instant too sugary coffee cup. I was heading to the kitchen. Deposing everything on the counter, my smile fade away again and I ran into my bedroom to find another trace of you. A pile of your clothes were lying on the bed, perfectly folded. I touched the first one and put it to my nose. Oh it smelled you, it was so good to feel you that my eyes were filled with tears. I took the pile of clothes and I put them in the fourth drawer, where some of your other stuff is already. I closed the drawer and sat on the bed to breath deeply. I’m now lying in the bed feeling you’ll come any minute. But you are not. You left today.

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